« Quelques réflexions après le voyage » - Extrait

Modifié par Lucieniobey

Ce n’est pas en cachant ses plaies qu’on les guérit.

Cette conception de gouvernement appela une très curieuse méthode de propagande. Chaque fois que les « purs » parlaient de nos colonies, ils poussaient des cris de triomphe. Tout y allait bien. Le présent y était superbe, l’avenir sans nuages.

Là-dessus, un petit coup de fanfare. On remettait son chapeau et l’on rentrait le cœur léger au sein de sa famille.

Eh bien ! flatter son pays n’est pas le servir, et quand ce pays s’appelle la France, ce genre d’encens n’est pas un hommage, c’est une injure.

La France, grande personne, a droit à la vérité. L’excuse des partisans de l’ombre est d’ailleurs sans force. L’étranger, disent-ils, ne doit pas être mis au courant de nos erreurs et de nos difficultés. Pour savoir ce qui se passe chez nous, l’étranger ne nous a pas attendus. La France n’a pas le monopole de l’imprimerie. Si vous1 voulez connaître nos histoires coloniales, ouvrez les journaux allemands, anglais et américains. 


1. Vous : Londres s'adresse ici à son lectorat, et plus largement au peuple français.

Source : https://lesmanuelslibres.region-academique-idf.fr
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